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Souveraineté numérique : Stanislas de Rémur (Oodrive)

Souveraineté numérique est le thème qui traverse cet épisode d’Histoires d’Entreprises : Martin Videlaine reçoit Stanislas de Rémur, CEO d’Oodrive, pour relier un parcours entrepreneurial français à une question devenue stratégique, celle de la maîtrise de nos données.

Référencé comme l’épisode #158 sur le site du podcast, l’échange part d’une évidence assumée (“Ah, Oodrive.”) et déroule une promesse : raconter une réussite “tout court”, sans oublier des périodes plus difficiles, puis ouvrir sur les enjeux colossaux de souveraineté numérique évoqués dans la présentation officielle. L’interview est réalisée par Martin Videlaine.

Quelles sont les grandes thématiques abordées dans l’épisode ?

Oodrive : un nom, une histoire, un positionnement

La description officielle donne le ton avec une entrée très simple : “Ah, Oodrive.” Puis elle s’arrête sur un détail qui n’en est pas un : le nom “sonne bien”, et il sert d’accroche à un récit plus large. Très vite, le texte insiste sur trois piliers : l’histoire de l’entreprise, son positionnement et sa réussite commerciale. Dit autrement, l’épisode ne vise pas seulement à présenter un produit, mais à comprendre comment une société française se construit et trouve sa place sur un marché concurrentiel.

Cette mise en scène est importante, car elle prépare le basculement vers le thème principal : la discussion utilise l’exemple d’Oodrive pour parler de confiance, de contrôle et de choix technologiques. En arrière-plan, l’entreprise se présente aujourd’hui comme un acteur de la collaboration dans un “cloud souverain” et met en avant la sécurité et la qualification SecNumCloud.

Réussite commerciale et périodes plus difficiles

Le texte de l’épisode ne gomme pas les aspérités : “Comme beaucoup de sociétés parties de rien et alors qu’elles sont encore jeunes, Oodrive a connu ses périodes plus difficiles.” Cette phrase installe une attente utile pour le lecteur : au-delà d’une narration lisse, l’épisode assume l’idée que la croissance comporte des phases d’accélération… et des moments de tension. C’est précisément dans ces passages que l’on apprend souvent le plus : arbitrages, pivots, choix de marché, structuration interne.

Sans dévoiler de détails qui ne figurent pas dans la présentation, on comprend que l’échange s’appuie sur le regard du cofondateur pour remettre en perspective la “réussite tout court”. Cela rejoint d’ailleurs un élément connu publiquement : Oodrive est née au début des années 2000 et son développement s’est construit dans la durée, avec une orientation progressive vers les entreprises et la gestion de données sensibles.

Des enjeux colossaux : la souveraineté numérique

Le cœur du sujet arrive par une phrase-charnière : “Derrière cette histoire se cache une autre.” L’épisode est présenté comme un passage de l’histoire d’entreprise à des “enjeux colossaux” difficiles à imaginer, résumés en deux mots : “notre souveraineté numérique”. C’est ici que le mot-clé souveraineté numérique / Stanislas de Rémur prend tout son sens : l’invité ne parle pas uniquement de trajectoire entrepreneuriale, mais d’un cadre stratégique dans lequel cette trajectoire s’inscrit.

La souveraineté numérique, telle qu’elle est posée dans la description, renvoie à la maîtrise de la donnée : où elle est stockée, qui peut y accéder, quelles règles s’appliquent, quelles dépendances on accepte. C’est un sujet qui concerne autant les entreprises (continuité, conformité, protection du patrimoine informationnel) que les institutions (capacité à imposer des standards et à préserver l’autonomie).

“Colonisation” du numérique américain : le constat

La présentation officielle emploie des mots très forts : “Nous nous sommes fait coloniser par le numérique américain et nous commençons à peine à nous en rendre compte.” Cette formule n’est pas anodine : elle suggère une dépendance structurelle, construite sur des décennies, et une prise de conscience tardive. Elle marque aussi le caractère engagé du propos : l’épisode assume une lecture politique des choix technologiques, en soulignant que la domination des grandes plateformes n’est pas seulement un fait économique, mais un fait de pouvoir.

Dans ce cadre, Oodrive est cité comme un acteur qui “dit à sa manière” cette réalité. L’entreprise apparaît donc comme un exemple : celui d’un éditeur français qui s’est développé sur des besoins de partage, de protection ou de signature autour de documents et de données sensibles, sans prétendre “remplacer Google ou Microsoft”, mais en proposant une alternative sur un périmètre critique.

Le moment du réveil et la “nouvelle aventure”

La description ajoute une nuance et une perspective : “Même si l’Europe est lente, même si la France préfère les mots à l’action, il vient ce moment du réveil.” L’idée est celle d’un basculement progressif, où la demande de solutions de confiance, les exigences de conformité et la pression géopolitique convergent. Dans ce scénario, l’épisode annonce qu’“Oodrive sera prêt” et qu’une “nouvelle aventure” commencera pour l’entreprise.

Cette conclusion est importante pour comprendre l’intention de l’épisode : la souveraineté numérique n’est pas seulement un sujet de diagnostic, c’est aussi une question d’exécution. Et si le réveil a lieu, la valeur se déplacera vers ceux qui ont déjà investi dans la sécurité, la confiance et des environnements adaptés aux données sensibles.

Qui est Stanislas de Rémur, PDG de Oodrive ?

Dans l’épisode, Stanislas de Rémur est présenté comme le CEO d’Oodrive et comme l’un de ses cofondateurs. Il est l’invité de Martin Videlaine dans Histoires d’Entreprises, pour raconter l’histoire de l’entreprise et mettre en perspective ses enjeux.

Des sources publiques permettent de contextualiser son rôle. Une interview publiée par Challenges indique que Stanislas de Rémur a cofondé Oodrive en 2000, avec son frère Édouard et leur ami Cédric Mermilliod, et explique un pivot initial lié à la difficulté d’échanger des fichiers lourds par e-mail à l’époque. Le même entretien mentionne une orientation vers les entreprises, un nombre de clients évoqué (dont une partie du CAC 40) et une focalisation sur les données sensibles.

Du côté de l’entreprise, Oodrive met en avant un positionnement centré sur la collaboration de confiance, dans un cloud souverain, et valorise la qualification SecNumCloud. Ces éléments éclairent pourquoi la souveraineté numérique / Stanislas de Rémur devient un axe naturel de discussion : l’entreprise est directement concernée par les attentes de sécurité, de conformité et de maîtrise de la donnée.

Ce qu’il faut retenir de la discussion avec Stanislas de Rémur

Le premier enseignement est la manière dont l’épisode relie récit entrepreneurial et question stratégique. En partant d’Oodrive, l’échange rend concrète une notion souvent abstraite : la souveraineté numérique. C’est ce qui fait la force du cadre souveraineté numérique / Stanislas de Rémur, utilisé ici comme une grille de lecture pour comprendre un marché et ses dépendances.

Le deuxième point est l’absence de storytelling trop lisse. La présentation insiste sur des “périodes plus difficiles”, et cette simple mention rappelle que bâtir une entreprise dans la durée implique des cycles, des ajustements et des choix structurants. À ce titre, Stanislas de Rémur apparaît comme un témoin du temps long : celui d’une société née au début des années 2000 et qui a dû s’adapter à des attentes de plus en plus fortes autour des données sensibles.

Le troisième point est le ton, volontairement direct, sur la domination des acteurs américains (“colonisation”). L’épisode ne s’arrête pas au constat : il annonce un “moment du réveil”, et donc une opportunité pour des acteurs prêts à répondre aux exigences de confiance. C’est là que souveraineté numérique / Stanislas de Rémur revient naturellement : le sujet n’est pas seulement de dénoncer une dépendance, mais de comprendre ce que signifie être “prêt” quand les règles et les attentes changent.

Enfin, l’épisode se lit comme un appel à la lucidité : si l’Europe et la France avancent lentement, le mouvement de fond est enclenché. Et dans ce contexte, Oodrive, telle qu’elle est présentée, se prépare à une “nouvelle aventure” portée par la demande de solutions sécurisées et souveraines.

À propos du podcast Histoires d’Entreprises

Comprendre ce qui a fait grandir les sociétés dans le temps long pour mieux les faire grandir demain, c’est tout l’enjeu d’Histoires d’Entreprises. Avec Histoires d’Entreprises, Martin Videlaine va au contact de fondateurs et de dirigeants d’entreprises et d’associations qui nous racontent pourquoi et comment sont nées puis ont grandi leur organisation. Nous décryptons avec eux ce qui a fait leur succès, nous tentons de comprendre leurs échecs. Et puis nous discutons du futur et des défis auxquels ils font face. Comment concilier à l’avenir croissance économique, justice sociale et respect de l’environnement ? Chacun sa vision, chacun ses recettes !

Vous pouvez écouter le Podcast sur : https://www.histoiresentreprises.com/

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