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Court-termisme politique : c’est la question qui ouvre l’épisode #159 d’Histoires d’Entreprises. Martin Videlaine y reçoit Clément Tonon, rapporteur général au Haut-Commissariat à la Stratégie et au Plan, pour une discussion qui ressemble moins à une interview “classique” qu’à une mise à l’épreuve : comment sortir de la tyrannie de l’urgence et retrouver une capacité à décider pour demain ?
Le dispositif est annoncé d’emblée : Martin Videlaine laisse son invité dérouler sa pensée, mais assume aussi le contradicteur. C’est une bonne nouvelle pour le lecteur-auditeur : le sujet appelle des convictions, mais aussi des objections. Et l’idée centrale de l’épisode tient en une formule qui claque : pour gouverner d’un côté et être dirigé de l’autre, il va falloir se réconcilier avec le temps long.
Tout part d’une phrase, presque banale tant elle revient dans nos conversations : « Comment surmonter le court-termisme politique ? » Banale, vraiment ? C’est au contraire un piège redoutable, parce qu’il oblige à regarder ce qui structure la vie publique : l’actualité permanente, le cycle électoral, la pression des réseaux, l’obsession du commentaire. L’épisode ne promet pas une solution miracle ; il promet mieux : une méthode pour clarifier le problème. Et c’est là que court-termisme politique / Clément Tonon devient un angle puissant, presque journalistique : on ne se contente pas d’accuser “l’époque”, on cherche à comprendre pourquoi l’urgence gagne toujours.
Le ton, tel qu’il est présenté, invite à une lecture en profondeur. Ce n’est pas une conversation d’humeur. C’est une conversation qui part du constat — la difficulté à tenir une direction — pour revenir à des questions plus fondamentales : qu’est-ce qu’une politique publique cohérente ? À quoi ressemble une décision qui “tient” dans le temps ? Et surtout : comment éviter que tout se résume à décider vite, corriger vite, recommencer vite ?
Martin Videlaine présente Clément Tonon comme l’un de ces « serviteurs de l’État à l’ombre des grands ». La formule est bien trouvée : elle dit à la fois la discrétion de la fonction et son influence potentielle. Clément Tonon n’est ni élu, ni figure médiatique. Il travaille au cœur des mécanismes qui structurent l’action publique : planification stratégique et analyse des politiques publiques. Et l’épisode soigne même le décor, presque comme une scène d’ouverture : un bureau “face aux Invalides”, deux drapeaux dans le champ — l’Union européenne et la France. Ce détail n’est pas gratuit : il rappelle que le temps long se joue à plusieurs niveaux, du national au continental, du politique au technocratique.
Pour le lecteur, l’intérêt est immédiat : parler de court-termisme politique / Clément Tonon, c’est entrer dans les coulisses de la décision, là où se fabrique la prospective, là où l’on essaie — parfois — de remettre un horizon dans une action publique happée par la prochaine alerte.
La discussion s’appuie sur un repère : Clément Tonon vient de publier son premier livre, Gouverner l’Avenir (Tallandier). La présentation de l’épisode résume le geste : décrire l’« incapacité de nos dirigeants publics à penser, écrire et gouverner le pays », et nommer des “maux” qui alimentent un “marasme politique ambiant”. Autrement dit : avant de prescrire, il faut diagnostiquer. Avant de promettre “le renouveau”, il faut comprendre pourquoi, si souvent, on tourne en rond.
Du côté de l’éditeur, l’ouvrage est explicitement présenté comme un appel à “retrouver le sens du temps long en politique”. Cette cohérence entre l’épisode et le livre donne un cap au dialogue : on n’est pas dans l’anecdote, on est dans une question de structure. Et cela rend court-termisme politique / Clément Tonon particulièrement lisible : l’épisode annonce une exploration des mécanismes qui empêchent de penser l’avenir — pas une dénonciation en l’air.
La thèse, elle, est formulée sans détour : se réconcilier avec le temps long. C’est une phrase qui peut sembler consensuelle… jusqu’au moment où l’on se demande ce qu’elle implique vraiment. Dans la présentation, l’écart est assumé : « Facile à dire. Mais que faire ? » C’est là que l’épisode devient intéressant pour un lecteur exigeant : il ne s’arrête pas au slogan. Il promet d’entrer dans le dur, là où le temps long devient une discipline — celle des objectifs explicites, des trajectoires, des arbitrages assumés, de la continuité.
On comprend aussi que le temps long n’est pas qu’une affaire de gouvernants. Martin Videlaine met en miroir les visions : Clément a la sienne, vous avez la vôtre, j’ai la mienne. La phrase est simple, mais elle change le point de vue : le court-termisme n’est pas seulement un défaut des responsables publics ; c’est aussi une attente diffuse dans la société, une impatience collective, un rapport aux résultats immédiats. De ce point de vue, court-termisme politique / Clément Tonon devient une interrogation partagée : quel futur accepte-t-on de construire quand il ne “paie” pas tout de suite ?
Le format est revendiqué : un épisode “différent”, où l’hôte s’efface pour laisser l’invité construire un raisonnement, puis revient pour le questionner, parfois le contredire. Pour un sujet comme celui-ci, c’est précieux. Parce que le temps long, précisément, ne se décrète pas. Il se discute. Il se confronte à la réalité de la décision, aux contraintes, aux désaccords, aux intérêts divergents. Et l’épisode annonce qu’il ne fuira pas cette dimension.
La présentation glisse enfin un détail presque narratif : Clément Tonon est “un homme de l’ombre”, mais s’il écrit, c’est pour entrouvrir une porte qui pourrait l’exposer davantage. Cette idée donne une couleur à l’épisode : parler du temps long, ce n’est pas rester dans l’abstraction. C’est prendre position, publiquement, sur une question qui touche à la manière dont on se projette collectivement. Et cela ramène, une fois encore, au cœur du sujet : court-termisme politique / Clément Tonon, c’est la tentative de remettre de l’horizon dans un monde qui accélère.
Clément Tonon est rapporteur général au Haut-Commissariat à la Stratégie et au Plan. L’institution, selon sa présentation officielle, contribue à l’action publique par ses analyses et ses propositions, et “éclaire les choix collectifs” sur des enjeux démographiques, économiques, sociaux, environnementaux, sanitaires, technologiques et culturels, dans un cadre national et européen. Dans l’épisode, ce point compte : l’invité parle depuis un poste où l’on tente justement de formaliser des diagnostics et des horizons.
Clément Tonon intervient ici moins comme “commentateur” que comme auteur et praticien de la prospective publique. Son livre Gouverner l’Avenir, paru le 6 mars 2025 chez Tallandier, sert de colonne vertébrale : il structure le débat, donne un vocabulaire, et rend la conversation cohérente de bout en bout. Pour le lecteur, c’est une promesse de clarté : on sait d’où parle l’invité, et on sait sur quoi s’appuie l’échange.
Premier point : l’épisode prend le risque de la complexité sans perdre le lecteur. Il part d’une question immédiate — surmonter le court-termisme — pour remonter vers une question plus profonde : comment gouverner l’avenir quand la politique se retrouve enfermée dans l’instant ? À ce titre, court-termisme politique / Clément Tonon fonctionne comme un fil d’Ariane : il guide l’auditeur d’un constat partagé vers une exigence plus rare, celle d’une pensée structurée.
Deuxième point : le temps long est présenté comme une affaire de méthode autant que de volonté. L’épisode met en scène l’écart entre l’incantation (“il faut planifier”) et la mise en œuvre (“mais comment, concrètement ?”). Ce n’est pas un détail. C’est le cœur du sujet. Si l’on veut se réconcilier avec le temps long, il faut accepter de se donner des repères, de clarifier des objectifs, et d’assumer des trajectoires qui dépassent le prochain épisode médiatique.
Enfin, la forme compte autant que le fond : Martin Videlaine annonce qu’il jouera parfois le contradicteur. Ce choix renforce la crédibilité du propos. Dans un monde saturé de certitudes, court-termisme politique / Clément Tonon gagne à être discuté, contesté, précisé. C’est aussi ce qui rend l’épisode utile : il ne demande pas l’adhésion, il demande l’attention. Et il propose au lecteur-auditeur une chose rare : une conversation qui prend le futur au sérieux.
Comprendre ce qui a fait grandir les sociétés dans le temps long pour mieux les faire grandir demain, c’est tout l’enjeu d’Histoires d’Entreprises. Avec Histoires d’Entreprises, Martin Videlaine va au contact de fondateurs et de dirigeants d’entreprises et d’associations qui nous racontent pourquoi et comment sont nées puis ont grandi leur organisation. Nous décryptons avec eux ce qui a fait leur succès, nous tentons de comprendre leurs échecs. Et puis nous discutons du futur et des défis auxquels ils font face. Comment concilier à l’avenir croissance économique, justice sociale et respect de l’environnement ? Chacun sa vision, chacun ses recettes !
Vous pouvez écouter le Podcast sur : https://www.histoiresentreprises.com/
